Christine de Pisan

Christine de Pisan

mardi 5 avril 2011

ALEXANDRE DELVALLE : NOUVEAU LIVRE A PARAITRE EN MAI 2011

En avril 2003, nous avions interviewé Rachid Kaci, Ghaleb Benkheikh et Alexandre Del Valle sur les questions relatives à l’islamisme et aux femmes. Avant d’interviewer Alexandre Del Valle, nous avions lu ses principaux ouvrages, et nous avions jugé qu’il faisait partie de façon claire et évidente des antifascistes, dénonçant tant les islamistes (verts) que les (néo-)nazis ou (néo-)paiens (bruns), ainsi que leur alliance « rouge-brun-vert » avec l’extrême gauche (rouge). Or Alexandre Del Valle est régulièrement accusé d’être le contraire de ce qu’il est, et de prôner le contraire de ce qu’il défend dans ses livres. Du coup, notre association est elle aussi accusée … de l’avoir interviewé.

Nous estimons que lorsqu’une personne a exposé ses idées dans nombre d’écrits, il faut et pour l’essentiel il suffit, pour connaitre lesdites idées, de lire ces livres. En entendant les reproches faits à Alexandre Del Valle, on peut se demander si ses critiques ont jamais lu ses livres. Le décalage entre d’une part, les opinions qu’Alexandre Del Valle répète et explique à longueur d’ouvrages et la description qui en est faite par certains journalistes ou militants, le taxant sans hésitation de « facho » ou même anciennement proche de néo-païens, est tellement abyssal, qu’il laisse un sentiment de vertige.

Ses accusateurs lui reprochent d’avoir donné dans les années 90, des conférences et écrits des articles dans des revues de droite catholique ou païenne (nouvelle droite) : cette accusation repose entièrement sur un amalgame entre l’opinion des personnes auxquelles il s’adressait (en dédicaçant ses livres) et les siennes, ainsi que sur une conception très antidémocratique selon laquelle le moindre dialogue avec certaines personnes serait criminel. En réalité, aucun journaliste ne s’est aventuré à prétendre qu’Alexandre Del Valle aurait tenu en ces occasions un discours différent de celui qu’il expose en détail dans ses ouvrages, donc on peut conclure qu’il est vraisemblable qu’il ne l’a jamais fait, et que notre méthode pour connaitre ses idées, à savoir lire ses livres, est bien la bonne.

Le décalage si vertigineux entre les idées de Del Valle et les étiquettes diaboliques que certains veulent lui apposer, l’acharnement dont il a fait l’objet, donnent à penser qu’au-delà de sa personne, il est l’enjeu d’une bataille de cette « guerre de la représentation » qu’il décrit dans ses ouvrages (notamment dans « Guerres contre l’Europe). En réalité, Alexandre Del Valle est un des rares chercheurs capables, intellectuellement et moralement, de décrire avec une documentation vaste et solide, avec un esprit d’analyse approfondi et nuancé, les véritables guerres contre la démocratie qui se livrent aujourd’hui, de livrer au public les clés pour les voir, les comprendre et les contrer. Là est certainement la seule raison réelle des calomnies qu’il subit, et de l’acharnement de ses adversaires.

A l’occasion de la parution de son prochain livre, qui porte sur des persécutions religieuses dont presque personne jusqu'à il a peu ne semblait s’ « indigner » : les persécutions anti-chrétiennes dans le monde, nous avons donc décidé de rassembler ici différents textes de lui ou le concernant, et de faire une présentation de son parcours et de ses idées.


Biographie


Alexandre Del Valle a une mère espagnole d'une famille antifranquiste réfugiée à Oran, et un père Italien de Tunisie, tous deux pieds-noirs revenus à Marseille en 1962. Né en 1969 il a vécu les premières années de sa vie dans le Sud de la France (PACA). Marqué par les récits de famille sur l'exil de Tunisie et d'Algérie qu'ont subi ses parents, il a toujours été fasciné par les questions arabes, méditerranéennes et islamiques, d'où son choix de se spécialiser dans ces domaines.
A douze ans, il a l’occasion de rencontrer dans son entourage un grand résistant gaulliste, Jean Mattéoli, qui préside alors les Villages d’Enfants, un homme qui l’encouragera dans les années suivantes dans ses études et sa vie professionnelle. Cet homme deviendra l’idéal qu’il rêvera de suivre.
Il décrit son parcours ainsi : d’abord catholique traditionnaliste proche de l'Ordre de Malte avec qui il séjourne au Liban auprès des chrétiens maronites, souverainiste pasqualien et villiériste anti-américain et même proche l’Opus dei (au centre ADRECh d'Aix en Provence), puis il devient dès le début des années 2000 libéral, atlantiste, laïque et se rapprochera de la communauté juive. Il n’a pas changé depuis.
A la lecture de ses livres et articles, il semble qu’il puisse être présenté comme un démocrate de conviction catholique et de droite, se libéralisant avec l’âge …

Recherches et ouvrages

Alexandre Del Valle est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, section Relations Internationales. Il obtient également un DEA européen d’Histoire des Doctrines politiques et des institutions Politiques, à l’université de Sciences Politiques de Milan , un DEA d’histoire Militaire -Sécurité –Défense à l’Université Montpellier III.
Il publie dans ces années les études suivantes : « La Maronité politique, Le système confessionnel libanais et la guerre civile » (Sciences Po Aix en Provence 1992), « Statut légal des minorités religieuses en terres d’Islam » (Faculté de droit d’Aix en Provence, 1993), « La théorie des Elites » (Faculté de Sciences politiques de Milan 1993), « Jean Jaurès », (1994), « Les radios confessionnelles en France » (CERI, Faculté de Droit et de Sciences Politiques d’Aix en Provence).
Au cours de ces années, il suit l’enseignement de Bruno Etienne, Khayati, Schmell ( à Aix), de Gilles Képel (à Sciences-Po Paris), de André Martel (CR), des généraux Pierre Marie Gallois (CR) et Jean Salvan (CR), du géographe Yves Lacoste (Paris VIII), puis rejoint l’équipe de recherches doctorales de Michel Korinmann (La Sorbonne).

Il soutient un Doctorat de géopolitique à la Sorbonne (Paris IV) sa thèse porte sur « Les nouveaux phénomènes révolutionnaires et totalitaires » (Rouge Brun Vert).
Il devient chercheur associé à l'Institut Choiseul, en tant que directeur de l'Institut à Bruxelles. Il est aussi co-fondateur du Daedalos Institute of Geopolitics de Nicosie, consacré à la géopolitique de la Méditerranée. Il enseigne la Géopolitique à l’Université de Rome (Università europea di Roma) et à l’Université de droit de Metz-Nancy.

Alexandre Del Valle a publié plusieurs ouvrages :

1997 : « Islamisme et États-Unis : une alliance contre l'Europe », réédité en 2001, préfacé par le général Pierre-Marie Gallois ; rappelons que le Général Gallois ( 1911-2010), l’un des concepteurs de la doctrine de dissuasion nucléaire française, avait rallié la France Libre à Londres et devint en 1943 pilote dans une unité de bombardement de la Royal Air Force, avant d’entrer dans les cabinets des ministres de la défense de la quatrième République de Paul Ramadier, Jules Moch, René Pleven, tous trois de la SFIO, puis il a milité aux côtés de Jean-Pierre Chevènement (http://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-deces-du-general-Pierre-Marie-Gallois_a992.html), figurant sur la liste "L'autre politique" aux élections européennes de 1994, il a lui-même écrit plusieurs ouvrages dont « Le Soleil D'allah Aveugle L'occident », éditions l’Age d’Homme, 1996 et participera à Radio-courtoisie … ainsi qu’à la revue « Elements ».

Dans le livre « Islamisme et Etats-Unis », Alexandre Del Valle dénonce l'aide accordée par le gouvernement américain aux islamistes dans le monde sous la guerre froide et après, il mentionne les mouvements musulmans du XIXeme modernistes, brisés par le soutien des anglais aux islamistes, il tourne en dérision et dénonce la haine de la société judéo-chrétienne qui conduit certains néo-païens à se rapprocher … du monothéisme extrême qu’est l’islamisme, il montre que certains aspects religieux puritains américains expliquent à la fois ce rapprochement avec les islamistes et le défoulement de la société américaine dans le consumérisme, culture du culte du bien-être qui sert à son tour à la politique américaine (se référant notamment à Barber), et conclue en citant le discours d’Harvard de Soljénitsine ( voir les passages cités ci après).

1999 : « Une certaine idée de la France » Sous la direction d’Alain Grioterray, France Empire, Paris ; ouvrage collectif réunissant entre autres Christian Jellen, Eric Zemmour, Gilles-William Goldnadel ; Alain Griotteray fut lui le créateur du premier réseau de Résistant français "Orion" en 1939. Alexandre Delvalle défend dans cet ouvrage l’idée de « patriotisme intégrateur ».

2000 : « Quelle avenir pour les Balkans après la guerre du Kosovo » Paneuropa/L’Age d’Homme , ;

2000 : « Guerre contre l’Europe : Bosnie, Kosovo, Tchétchénie » Les Syrtes, 2000, Paris ;

Dans ce livre, il décrit la politique des Etats-Unis dans les guerres d’ex-Yougoslavie, leur alliance avec les islamo-mafieux de l’ UCK contre la Russie et les intérêts de l’Europe, il insiste sur le cynisme de la politique étrangère des USA et le danger qu’elle représente pour la démocratie, il relate notamment comment une agence de communication à leur service a utilisé le thème de la shoah pour faire croire à l’existence de camps de la mort serbes, afin de renverser l’opinion publique, notamment juive, en faveur des bosniaques musulmans et des croates contre les serbes, alors que les premiers avaient été alliés des nazis et les seconds résistants au nazisme … Il plaide pour une alliance européenne, russe … et américaine, pour la défense de la démocratie et des valeurs européennes de respect de la personne et d’universalisme, contre le totalitarisme islamiste ( voir les passages cités ci après).

2002 : « Le Totalitarisme islamiste à l’assaut des Démocraties » Les Syrtes, Paris ;

Le titre du livre en résume clairement le contenu, Alexandre Delvalle montre comment les islamistes s’attaquent aux démocraties européennes et américaine, avec la collaboration des néo-nazis et de certains gauchistes, il montre les points de convergence entre les totalitarismes bruns, verts et rouge ; bien loin de pratiquer quelque généralisation que ce soit envers les musulmans, il rend hommage aux efforts et au courage de ceux d’entre eux qui tentent de libéraliser l’islam, distinguant en ce sens (comme Daniel Pipes) les mouvements islamistes des autres courants musulmans ; il plaide à nouveau pour la défense de la démocratie, en se référant aux mises en garde de Platon, Sun Tsu, Tocqueville … ( voir les passages cités ci après).

2004 : « La Turquie dans l’Europe, un cheval de Troie islamiste ? », Les Syrtes, Paris ;

2005 : Le Dilemme turc, les vraies raisons de la candidature d’Ankara » Les Syrtes, 2005, Paris ;

2009 : Perché la Turchia non può entrare nell'Unione europea'', Guerini ed Associati, Milan, (préface de Roberto de Mattei) ;
2009 : I Rossi Neri, Verdi: la convergenza degli Estremi opposti'', Ed. Lindau, 2009, Turin (ou Rouges Bruns Verts, préfacé par l'italo-égyptien converti au christianisme, Magdi Allam).
Son prochain livre paraitra le 12 mai : "La Nouvelle christianophobie, pourquoi persécute-t-on les chrétiens dans le monde", Paris, Editions Maxima.

Il publie également des articles dans la grande presse : La Une, Spectacle du Monde, Fig Mag entre 1998 et 2001 (grâce à Alain Griotteray et à Henri Christian Giraud, descendant du célèbre général ; l'ambassade de Turquie réclamera sa tête au Figaro pour ses tribunes contre la Turquie dans l'Europe), France-Soir (France-Soir fut fondé à la Libération par deux anciens Résistants, Robert Salmon et Philippe Viannay. Le premier numéro officiel, titré France-Soir - Défense de la France et daté du 7 novembre 1944, succède à Défense de la France, un bulletin clandestin publié depuis 1941 par le mouvement de Résistance du même nom.). Entre 1990 et 1995, il avait publié quelques articles (dont un faisant l’apologie de la démocratie suisse et dénonçant le fascisme, l’antisémitisme, le nazisme et même le franquisme) dans la revue Munin (revue « druidique », dont la Directrice de publication, Anita Dreyer, est une anti-franquiste espagnole et anarchiste de gauche membre de la CNT), ce qui motivera plus tard l’accusation fausse de néo-paganisme portée contre lui.
Il enseigne depuis 2009 la géopolitique du monde arabo-islamique à l'Université européenne de Rome et de Metz-Nancy.

Action politique

Sur le plan politique, Alexandre Del Valle fut, comme il a été dit plus haut, proches de ses mentors gaullistes-souverainistes : il a débuté comme militant du mouvement villiériste en adhérant à la Lettre Combat pour les Valeurs de Philippe de Villiers (1990-1993). Il a adhéré au RPR en 1996, à Marseille, où il commence ses activités de journaliste en devenant rédacteur en chef de la revue de tendance droite-RPR « Nouvelle Liberté » de Henri Giraud Plus tard, il a fait partie entre 1997 et 2001 du club de réflexion de gauche « démocraties » du général Henri Paris. Il a aussi participé à l’organisation d’une pétition défendant les lois Pasqua sur l’immigration, et a été proche de la Fondation Marc Bloch. Durant les années 1990, il participé à de nombreuses réunions publiques sur les guerres d’ex-Yougoslavie avec Gabriel Kaspeireit, maire du 9eme arrondissement de Paris, ancien résistant et combattant de la deuxième DB, ainsi qu’avec le Général Gallois, son ami et maître et le général Jean Salvan. Il créé en 2002 avec Rachid Kaci dans l’UMP le mouvement « la Droite Libre ».

Procès

Alexandre Del Valle a tenté de se défendre en justice contre les calomnies : mal lui en a pris car bien que la justice soit lui ait donné raison, soit ne lui ait pas donné tort, ses adversaires ont rapporté les décisions de justice en les présentant comme signifiant que la justice lui aurait donné tort …
Ceux qui ne connaissent pas le droit pénal de la presse peuvent avoir l’impression que les choses en ce domaine sont simples : soit il y a calomnie et la victime gagne son procès, soit les critiques sont vraies et la personne critiquée perd son procès. Or les situations juridiques sont bien plus complexes. En effet le droit doit à la fois protéger les personnes de la diffamation et de l’injure, et la liberté d’expression, de critique et d’information. Aussi, le droit pénal ne punit-il que la diffamation consistant à imputer à autrui des « faits précis » déshonorants, et non de vagues critiques que la personne visée pourrait reverser d’un trait de plume en expliquant qu’elles sont lancées sans le moindre élément précis. D’autre part, le droit qualifie d’injures les termes péjoratifs qui ne sont pas liés à l’accusation de faits précis : le personne subissant des invectives doit donc poursuivre soit pour diffamation soit pour injure et ne pas se tromper de procédure, sous peine de perdre son procès malgré la réalité des diffamations ou injures qu’elle a subies … Le droit pénal permet aussi à l’auteur des propos accusant une personne de faits précis déshonorants d’invoquer sa propre « bonne foi ». Cette excuse pour bonne foi n’est pas à confondre avec la notion d’ «excuse de vérité », c’est une notion différente et plus complexe : la bonne foi peut-être prouvée par la démonstration de la vérité des faits mais cela ne suffit pas toujours, et inversement la bonne foi peut-être reconnue sans que la vérité des faits n’ait été prouvée. En réalité la « bonne foi » est l’absence d’ « élément moral » de l’infraction, alors que cet élément est présumé par le droit en matière de diffamation, et la définition de cet élément moral donne lieu à une jurisprudence fine et très complexe.

Dans le cas d’Alexandre Del Valle (voir l’exposé de M° Goldnagel), la justice n’a jamais reconnu que les accusations portées contre lui auraient eu le moindre fondement, mais… :

- dans un cas, elle a simplement constaté que les accusations contre lui ne comportaient même pas l’imputation du moindre fait précis, ce qui signifie qu’elles avaient été portées sans apport de la moindre « preuve » sur laquelle la justice aurait matière à se prononcer, ou qui pourrait à l’égard du public avoir le moindre poids : « « Considérant que la Cour constate que la plupart des documents produits soit n’apportent aucun éclairage particulier sur les thèses développées par (…) [Alexandre DEL VALLE], soit ne font que refléter le point de vue personnel de leurs auteurs, qu’ils sont également inopérant au titre de l’offre de preuve. (…) considérant que la preuve de la vérité des faits diffamatoires n’est pas rapportée. (Affaire MRAP - CA Paris B 7 juillet 2006) ; « (…) Attendu que le doute ainsi émis par René MONZAT sur la crédibilité de ces protestations constitue non un fait objectif, mais une opinion, sur les idées politiques prêtées, à tort ou raison, à (…) [M. DEL VALLE], à partir de ses propres écrits. » . (TGI Paris 17ème chambre 19 février 2004)
-
- dans un autre cas, la justice a bien reconnu qu’il y avait eu diffamation par imputation de faits précis (« attiser les tensions et haines racistes… »), mais a admis l’excuse de « bonne foi » en estimant seulement que Alexandre Del Valle avait « un ton virulent » qui pouvait expliquer l’appréciation diffamatoire donnée aux effets de ses propos. Ce jugement signifie que la cour a bien excusé l’auteur des critiques, mais ne signifie aucunement qu’il aurait eu raison dans ses critiques, ni que ses accusations seraient fondées.
La justice n’a donc jamais reconnu que les diffamations visant Alexandre Del Valle auraient été fondées, et présenter ces jugements comme ayant cette signification n’est qu’une forme de calomnie insidieuse supplémentaire.

Anne Vigerie pour le CERF.
En annexe :
- Citations du livre « Islamisme et USA », « Guerre contre l’Occident » , « Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties,
- Exposé de M° Goldnagel
- Discours de Harvard
- Articles du GRECE et du GAD affirmant que Alexandre Del Valle est étranger à leurs mouvements.
voir lien dans le message suivant.

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